Médiathèque
Vous trouverez ici des notices sur des livres ou des films, des recommandations de lectures, des articles thématiques pour nourrir vos cours d’exemples ou en savoir plus sur des références en études de genre !

Une tradition philosophique peut-elle devenir queer ?
Sara Ahmed relit de manière incarnée et située la tradition philosophique de la phénoménologie pour proposer une réflexion sur l’orientation sexuelle et le racisme. L’expérience queer du monde est d’abord une désorientation, qui se transforme en un travail de réorientation et ouvre les portes d’un monde oblique où apparaissent de nouveaux possibles.

Former les sages-femmes à l’accouchement : l’enseignement d’Angélique du Coudray
Sage-femme diplômée (1739), Angélique du Coudray est à l’origine d’une méthode pédagogique originale destinée à la formation des sages-femmes en dehors des structures hospitalières et en milieu rural. Celle-ci se décline en la publication d’un manuel et dans l’usage de mannequins pédagogiques, témoignant d’une formation tant théorique que pratique. Reconnus et soutenus par les autorités de son vivant, sa machine et son enseignement itinérant fournissent un modèle technique et pédagogique qui légitime, puis inspire, la création de véritables écoles de sages‑femmes en France.

Alain Soral et la masculinité
Genre-en-cours recommande cette ressource En classe, que faire des discours fascisants ? Ce billet apporte quelques propositions de réponses. Cet article rédigé par deux étudiant‧es de master d’histoire contemporaine en 2014 part de l’analyse précise du discours d’Alain Soral, sous l’angle du genre et des masculinités. Il s’inscrit dans un contexte marqué par de fortes mobilisations antiféministes et antigenre (manif pour tous, journées de retrait de l’école, dénonciation de la “théorie du genre”). Tout d’abord, cet article permet de saisir les usages et normes de la masculinité en vigueur…

bell hooks: existe-t-il une éducation à la liberté ?
Dans Apprendre à transgresser. L’éducation comme pratique de la liberté (2019, 1994 pour la version originale), la pédagogue, théoricienne et militante antiraciste et féministe bell hooks (née Gloria Watkins, 1952-2021) expose sa pratique et sa philosophie de l’éducation, envisagée comme un apprentissage à la liberté. Composé d’un regroupement de témoignages et de réflexions, l’ouvrage regorge d’idées pour nourrir toute personne désireuse de réfléchir à son rapport avec l’enseignement afin de transformer ses pratiques. L’ouvrage marque un jalon dans l’histoire des pédagogies émancipatrices, et a eu une influence décisive en Europe depuis sa parution grâce à de nombreuses traductions.

Les personnes transgenres existaient-elles au Moyen Age ?
Dans son ouvrage Les genres fluides. De Jeanne d’Arc aux saintes trans (Paris, Arkhê, 2020), Clovis Maillet affirme qu’il existait déjà des personnes transgenres au Moyen Âge. Les cas de transidentité qu’il étudie permettent de mieux comprendre comment le Moyen Âge conceptualisait le genre.

Comment relire les classiques littéraires au prisme des violences de genre ?
Dans Pour en finir avec la passion, Sarah Delale, Elodie Pinel et Marie-Pierre Tachet réfléchissent à la manière de lire et d’enseigner des œuvres littéraires marquées par des épisodes d’abus et de violences. Comment continuer de les lire sans prolonger les systèmes oppressifs dont elles portent la trace ? Une lecture morale de ces œuvres est-elle nécessairement anachronique ? Des réflexions littéraires qui font écho aux préoccupations de plusieurs historiennes et historiens.

Les femmes sont elles tuées comme les hommes ? A propos du féminicide
Dans l’ouvrage Le Commun des mortelles. Faire face au féminicide (Divergences, 2025), la politiste et socio-historienne Margot Giacinti étudie la genèse de cette idée politique – le meurtre des femmes parce qu’elles sont des femmes – chez les théoriciennes et militantes féministes. Elle ne s’en tient pas à la théorisation et entre également dans la mécanique de ces crimes, sur la longue durée, pour en montrer les dimensions politiques et structurelles.

Une carte collaborative et interactive des lieux de mémoire féministe
Genre-en-cours recommande cette ressource Ressource en anglais Une équipe dirigée par Marc Calvini-Lefebvre et Claire Sorin-Delpuech (Aix-Marseille Université) a constitué une carte collaborative (en open source) visant à recenser les lieux de mémoire féministes – principalement des luttes suffragistes – dans le monde, essentiellement occidental. Actuellement, des sites ont été identifiés en Europe, Amérique du Nord et centrale, Australie, Japon. Ils sont renseignés sur la carte à l’aide d’un pinçon lié à une photographie et une notice explicative. Cette carte se prête à des analyses…

Quel rôle les femmes des classes populaires jouaient-elles dans les luttes sociales du début du XXe siècle ?
Dans son ouvrage Mélancolie ouvrière (Paris, Grasset, 2012), Michelle Perrot retrace la vie de Lucie Baud, ouvrière de l’industrie de la soie, militante et syndicaliste (1870-1913). Une biographie qui éclaire l’histoire des classes populaires au prisme du genre et permet de saisir le rôle, marginalisé mais bien réel, des femmes des classes populaires dans les luttes sociales du début du xxe siècle.

L’affaire Violette Nozière : relire le parricide au prisme du genre
Dans son ouvrage Violette Nozière, la fleur du mal. Une histoire des années trente (Paris, Champ Vallon, 2017), l’historienne Anne-Emmanuelle Demartini retrace la réception d’un fait divers qui a marqué la société des années 1930 : l’affaire de la parricide Violette Nozière. À partir de ce cas, elle explore la manière dont le genre façonne les imaginaires sociaux. Pour ce faire, elle s’appuie à la fois sur les archives de la justice et sur la presse, foisonnante durant l’entre-deux-guerres.

Les violences faites aux femmes, un enjeu politique pour les féministes. Causes et modes d’action féministes en Europe de l’Ouest (années 1970-1980)
Durant la vague contestataire des années 1968, les mouvements féministes qui éclosent en Europe de l’Ouest se confrontent à l’ampleur et à la variété des violences dont les femmes sont victimes. La circulation transnationale de textes fondateurs, de modes d’action et de revendications rend davantage visible ces violences. La lutte contre la violence domestique, d’une part, et contre les violences sexuelles, de l’autre, devient une cause emblématique des mobilisations féministes des années 1970 et 1980. Si les sujets abordés, les temporalités de mobilisation, les stratégies adoptées et les théories explicatives varient, les violences faites aux femmes deviennent dès lors une affaire publique, qui mérite une action collective visant à en faire un enjeu politique.