Giselle Bernard

Giselle Bernard est doctorante au département d’histoire de l’Institut universitaire européen (IUE) à Florence, en Italie. Ses travaux portent sur les femmes européennes queer et sur le rôle que leurs rencontres avec des espaces et personnes qu’elles imaginaient comme « orientaux » ont joué dans la formation de subjectivités queer au début du 20e siècle.

L’orientalisme au prisme du genre et des sexualités

L’orientalisme au prisme du genre et des sexualités

glossaire

L’orientalisme peut désigner à la fois un mouvement culturel et artistique et, dans la théorie développée par Edward Saïd, la production d’imaginaires faits d’espaces exotiques, stéréotypés et présentés comme inférieurs, moins développés, par rapport à l’Europe. Dans un cas comme dans l’autre, l’orientalisme a une forte dimension genrée et sexualisée : l’Orient est associé au féminin, à la lascivité et aux sexualités non normatives. En réalité, il n’existe pas un mais plusieurs orientalismes et des femmes ont pris part à leur construction. Ces imaginaires ont pour point commun d’avoir tous participé à la construction des subjectivités sexuelles de la modernité.